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Présentation de la ville

La ville de Saint-Loup-sur-Semouse est située dans le nord du département de la Haute-Saône, non loin du département des Vosges.

Elle est implantée dans une large plaine (à environ 250 m d'altitude), à la confluence de trois rivières : la Semouse, l'Augronne et la Combeauté. Ces rivières ont participé au développement de la ville au cours de son histoire.

Alors que l'Augronne rejoint la Semouse en amont du centre-ville, la Combeauté la rejoint quelques kilomètres en aval.

Elle est située à 11 km à l'ouest de Fougerolles, 12 km au nord-ouest de la ville de Luxeuil-les-Bains, 18 km au sud de Bains-les-Bains et Plombières-les-Bains (Vosges) et 32 km de la préfecture haute-saônoise, Vesoul.

Cette ville est divisée en 4 quartiers : le Chanois, le Mont-Pautet, le centre-ville et le Vieux Château.

Population totale au 1er janvier 2022 :  2842 Habitants (Source Insee)

D'où vient le nom de Saint-Loup-sur-Semouse ?

 
Connue dans son passé sous le nom de : SAINT-LOUP EN VOSGES (Vôge ou Vauge)

L’histoire de notre bourg est fort ancienne, remontant sans doute à l’époque gallo-romaine ; ce devait être une étape sur la voie romaine reliant MANDEURE à CORRE, mais son origine reste mystérieuse et son histoire sujet à controverse, comme le rappelle le Docteur Gilles CUGNIER, conservateur des antiquités et objets d’art de Haute-Saône, en 1974, dans son ouvrage « Fontaine-les-Luxeuil et son prieuré »

1)Dans son histoire de la Franche-Comté, Ed. ROUGE BIEF déclare que Saint-Loup fut une forteresse construite par les Romains : aucun fondement pour étayer cette thèse !

2)Des personnalités comme l’Abbé DESCHARRIERES pourtant rapporteur fiable d’évènements historiques, ont reconnu en Saint-loup, le GRANNUM brûlé par Attila en 451. Erreur, sans doute, par confusion de Grannum avec Augrogne, hameau du Bourg !

3)Des auteurs du XIXème et même des plus récents, en  particulier Marcel PELTIER dans son histoire de Saint-loup à travers les âges, en 1959, perpétuent sans preuves ni fondements cette identification du bourg Saint-Loup à l’antique Grannum.

En l’absence de vestiges probants et à cause de solides recherches faites depuis lors, il vaut mieux penser que Grannum désigne la commune de Grand, dans les Vosges, à 20 km à l’ouest de Neufchâteau, qui conserve les restes d’une enceinte gallo-romaine et d’un amphithéâtre important.

Notre bourg a peut-être existé à la même époque, mais simplement comme site d’étape sur une voie romaine et tirerait son nom de Grannum - si Grannum il y a - du nom de la rivière, l’Augrogne, déformation du latin « aqua granis ».

Jean Romary nous fait remarquer à la page 14 de son ouvrage « Saint-Loup à l’époque des fabricants de droguet » qu’au cours de la première moitié du 19ème siècle notre ville s’appelait Saint-Loup sur Angronne ou Saint-Loup sur Augronne, et même si à l’époque il était courant, comme pour nous, de dire simplement Saint-Loup, c’est depuis Janvier 1857 que le nom devint Saint-Loup-sur-Semouse et que l’on abandonna tout à fait l’appellation courante sous l’ancien régime de « Saint-Loup en Comté » ou « Saint-Loup en Vôge, Vauge ou Vosges »

NB : Les habitants tirent leur nom de « Lupéens » du latin « Lupus » pour Loup.

Marcel Peltier a réfléchi à l’origine du nom SEMOUSE. En Allemand, SEE signifie lac et MOOS signifie mousse. La Semouse serait issue des prairies marécageuses autour de Belle Fontaine dans les Vosges. De ces marécages s’écoulent plusieurs « égouttis » qui, se rejoignant, donne naissance à la Semouse ; elle coule dans une petite vallée ombragée, tortueuse au milieu des rochers et en amont de la Chaudeau, un passage se nomme « les Mousses », confirmation de l’étymologie avancée par Marcel Peltier.

L'histoire de la ville de Saint-Loup-sur-Semouse

Si nous sommes peu renseignés sur le lointain passé de notre ville, nous savons cependant qu’elle a eu une histoire mouvementée et qu’elle a été le théâtre de nombreuses batailles, l’objet de nombreuses convoitises à cause de sa situation géographique.
En effet, la terre de Saint-Loup est aux confins de la Lorraine, de la Bourgogne et de la Franche-Comté… et les princes de ces régions se la disputèrent !

En 1450, Saint-Loup fut assiégé par le Duc de Bourgogne qui prit la ville et le château et qui les laissa à la rage de ses hommes vainqueurs !! Habitants et maisons disparurent dans les Flammes.

En 1475, la ville refaite et la population nouvelle éprouvèrent la colère de Charles le Téméraire.

A la mort de celui-ci, en 1477, Louis XI s’empare de la Bourgogne et s’accorde avec René, duc de Lorraine, pour que Saint-Loup devienne TERRE DE SURSEANCE : enfin un gage de sûreté et de neutralité ! ouf ! la terre de Saint-Loup devient même une terre d’asile ! une surséance, c’est garantie d’indépendance et c’est cause favorable de l’activité économique ! En effet, des tanneries enrichissent la bourgade dès 1500. Les marchés, voire même les foires, y prennent de l’importance, en particulier sous le règne d’Henri IV et les marchés de Saint-Loup resteront très actifs et connus puisque l’on verra en 1772, puis en 1793, puis encore en 1798, les instances républicaines confirmer l’organisation du marché tous les lundis.

Bien que la ville ne fît pas partie de la Franche-Comté espagnole, Louis XIV s’en empara, d’autorité, y mit garnison et la rattacha à la France après le Traité de Nimègue en 1678.

Avec toutes ces batailles et guerres, comment s’étonner que Saint-Loup garde peu de vestiges de sa vieille histoire ! Ajoutons que la bourgade eut aussi à souffrir du passage des Ecorcheurs en 1444 qui pillèrent le village voisin, Fontaine ! La ville a eu à souffrir aussi de la terrible épidémie de peste qui ravagea la localité en 1635. Et en 1636, elle a bien dû pâtir des Suédois qui incendièrent totalement Conflans ! Toujours est-il que Saint-Loup devint terre française le 17 mai 1679, acte confirmé par le Traité du 26 août 1704.

« Jusqu’à la Révolution, 2 principaux seigneurs se partageaient la terre de Saint-Loup qui était une baronnie » nous rapporte Jean Romary en approche de sa présentation de Saint-Loup à l’époque des fabricants de droguet ».
D’une part, le baron ou la baronne – selon les périodes – héritiers lointains des SIRES DE FAUCOGNEY (voir fiche sur les seigneurs de St-Loup)
D’autre part, les Jésuites du Collège de Vesoul qui étaient les seigneurs d’Augrogne.

Mais le baron n’habitait pas son Château de Saint-Loup et aucun jésuite n’habitait Augrogne. Chacun était représenté par un Maire.
Outre les D’ANGLURE, ou SALADIN D’ANGLURE (d’après une légende, ce nom de SALADIN serait un souvenir des Croisades) parmi les derniers barons de Saint-Loup, citons le Marquis de COUBLANS, puis la fille du Maréchal de LORGE dernière baronne de Saint-Loup qui hérita du Château, devenu avec des démolitions et des transformations l’actuel HÔTEL DE VILLE.
En 1744, c’est le DUC DE RANDAN, maréchal de LORGE, héritier de la baronne qui installe au Château une milice de 300 hommes. Le duc de Randan, baron de Saint-Loup, se fit rappeler à l’ordre, en 1789 pour n’avoir pas versé depuis 40 ans les 15 livres annuelles dûes au Prieur d’Hérival, héritier de l’hôpital Saint-Nicolas de notre ville.

NB : Il s’agit de l’hôpital construit par Héloïse de Joinville devenue veuve avant 1261 de Jean de Faucogney.

Avec la fin du pouvoir seigneurial (les décrets d’août 1789 ont aboli le régime féodal, comme chaque petit français républicain l’a appris), on perd le souvenir des « nobles familles dirigeantes ».
La Révolution de 1789 s’est fort peu répercutée sur notre territoire : cependant, il y a eu formation d’une milice locale, d’une assemblée populaire, l’élection du premier Maire et, en 1796, la mort sur l’échafaud de Vesoul du Lupéen Pierre-Joseph CORNIBERT (voir fiche).
Le premier Maire élu par la population le fut dans l’Eglise toute neuve où s’était réunie l’assemblée, en 1790 : François-Joseph BOULY.
L’abbé DESCHARRIERES qui avait prêté le serment constitutionnel, fut aussi élu Maire mais s’étant rétracté, en 1791, il quitte clandestinement la région.

Le 1er Maire F.J. BOULY avait construit avec son frère, en 1775, le château, témoignage de leur réussite de maîtres de forge.
C’est en effet au XVIIIème le plein essor de la vie industrielle à Saint-Loup, activité et richesse qui perdurent au XIXème (voir fiche l'industrie métallurgique).
Il apparaît donc tout à fait normal, au milieu de cette intense vie économique et à cause de la réputation de la ville, que soit créée en avril 1829 la première poste à chevaux.
Les activités notoires de Saint-Loup : les moulins à huile ou à farine, les tanneries et usines à chaussures, les activités textiles, la fabrication de chapeaux de paille (jusqu’à 30 fabriques !), les clouteries et pointeries, les fours à gypse ou à chaux, la fabrication de cierges et chandelles, et dès 1859, les travaux des employés de chemin de fer qui démarrent le réseau dans la région, les activités agricoles…
 
La guerre de 1870-71 amena avec l’occupation prussienne, les échauffourées avec les habitants, les pillages, les prisonniers français (il y en eut 1600) parqués sur la paille jetée dans l’église ; venant des Vosges par la Voie Romaine, les Prussiens étaient rentrés dans la ville par le Trou Jean Bougy .

Avec la guerre de 1914-18 (que Georges POIROT envoyé sur le front en même temps que son père a fait « vivre » à sa famille dans sa correspondance superbement illustrée), on eut à déplorer la mort de 185 Lupéens et Saint-Loup qui n’a pas eu à subir de destruction avec la guerre de 1939-45, a payé un lourd tribut de fusillés, de morts en captivité ou sur le terrain…(voir place des Fusillés et plaque commémorative dans le Parc de la Familiale).

Aux deux grandes guerres responsables de tant de morts, il faut lier le besoin de main d’œuvre quand reprennent les activités économiques de l’après-guerre et les couleurs cosmopolites de la population.
D’abord les Italiens (qui se sont beaucoup investis dans la maçonnerie et le bâtiment ; les uns ou les autres ont construit le Monument aux Morts, la Caisse d’Epargne, la banque BNP Paribas…).
Plus tard les Portugais et aussi les Maghrébins avec les besoins de l’usine PARISOT.

Et l’histoire se continue chaque jour…

Le blason de Saint-Loup-sur-Semouse

 

La Couronne qui surmonte l’écusson indique que ce sont les armes d’une ville et non d’une famille.

Les Feuilles de Chêne décoratives, visibles sur la médaille, symbole de puissance, rappellent l’essence dominante des forêts communales.

Premiers tiers gauche de l’Écusson : « Champs de gueules rouges à trois bâtons d’or (jaunes) écusson de GEOFFROY DE FAUCOGNEY, sire de SAINT-LOUP, chef de cette maison à la fin du XIIIème siècle.

Deuxième tiers droit : deux gouges croisées symbolisent l’industrie du bois.

Troisième tiers en dessous : le pont - classé par les Beaux Arts - sous lequel l’eau évoque la fuite du temps.

N.B. : la médaille en bronze doré a été réalisée dans les ateliers de la Société Nationale d’Art Graphique à Paris.

Un exemplaire en est déposé au Musée Monétaire, un autre à la Bibliothèque Nationale.

Les outillages de fabrication sont conservés par la Monnaie de Paris.

Première utilisation de la Médaille lors du Jumelage entre Saint-Loup-sur-Semouse et Maulburg, le 20 septembre 1981.

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